Partie 1- Routes et voie douce (Pierre CHAVON)
Notre association est née en février 2002, peu après la réouverture d’une route fermée pour travaux en 2001 pendant plusieurs mois d’été. Ce fut une révélation : la vallée pouvait vivre sans le flux incessant des poids lourds et les habitants découvrir une vie de villages.
Depuis, la lutte contre ce trafic n’a jamais cessé, d’autant que la situation n’a fait qu’empirer avec le développement du commerce en ligne et la disparition du fret ferroviaire. Les camions de 19 tonnes ont pratiquement disparus au profit des 38 tonnes, qui sont devenus aujourd’hui des 44 tonnes. Les stocks sont sur la route ! Comme nous l’avions prédit, cette évolution est inéluctable.
Après 24 ans de lutte, les acquisitions ?
Une voie douce a été aménagée pour les déplacements quotidiens à vélo entre le Parc des Bains et Revigny.
Des travaux préparatoires importants ont été engagés en changeant le tunnel sous la pente de la RD 52 et en réalisant sur le plateau, un giratoire aux Bouleaux.
Cette année, les travaux portent sur la voie de détresse à mi-pente, avec déviation des poids lourds par la vallée.
Des travaux aux deux extrémités de la pente restent à venir …L’an prochain ?
Enfin, il reste la fermeture de la bretelle entre le pont des vaches près de Saint-Maur et le Retour de la Chasse, élément important du dispositif prévu initialement. Est-ce toujours prévu ? Quand ?
Un espoir supplémentaire : la construction d’un nouveau giratoire au niveau du 44°RI sur la rocade devrait faciliter l’accès à la rocade et diminuer le flux de l’avenue Camille Prost tout en évitant l’itinéraire alternatif par le quartier des Rochettes.
Concernant la voie douce, un effondrement de berge s’est produit à Conliège, mais une déviation est en place et les travaux de réparation sont programmés.
Conclusions : Un appel est lancé à la vigilance collective : 24 ans d’efforts ne doivent pas être compromis par un relâchement de la pression. Cette dernière étape a toute son importance !
Questions posées par l’assistance à Madame MORBOIS et réponses secondaires des services techniques :
- Remarque : pour la rue de l’Echenaud :–> Réponse des services du CD 39 : Le maintien de l’accès par la rue de l’Echenaud a été arbitré en 2024. En effet, il est apparu difficile d’enclaver davantage le quartier des Peroseys. De plus, la suppression de la voie nécessiterait un dossier d’enquête publique.
- Remarque : pour le passage des VL sur la voie PL (sécurité) en bas : –> Réponse : La conception géométrique est conforme au guide technique d’une voie de rabattement.
- Remarque : pour le haut de la côte. Les véhicules risquent d’arriver vite sur les camions qui démarrent.–> Réponse : Dans cette zone, la vitesse maximale autorisée sera de 50km/h. Les distances de visibilité réciproque des véhicules ont été contrôlées. Le projet comprend également un dégagement de visibilité pour améliorer cette visibilité réciproque et faciliter l’insertion des PL.
- Remarque : dans le sens montant en haut, réduction à une voie plus rapidement. –> Réponse : Il y a quoi qu’il en soit une contrainte de largeur disponible au niveau du pont de la RD52E4 et du pont de Vatagna. De plus, l’objectif est de limiter la vitesse dans cette zone et non de donner une sensation d’accélération et de prise de vitesse (effet 2 voies)./
- Remarque : pour la partie basse, les camions n’ont pas le droit d’être sur la voix de gauche (code de la route)–> Réponse : Dans l’aménagement prévu, les camions ne sont pas censés emprunter la voie de gauche.
Partie 2 — Environnement et valorisation des friches (Dominique DEYA)
Des origines de l’association à un nouveau souffle
Il est important de rappeler d’où nous venons. DVV a d’abord été Défense Vallée Vallière, une association née d’un combat : écarter les poids lourds de nos villages. Ce combat a créé quelque chose de précieux : un sentiment d’appartenance à un même territoire, un attachement fort des habitants à cette reculée dont chacun reconnaît la qualité et la beauté.
2016 — Une nouvelle ambition
Forts de cette dynamique, les membres de l’association ont souhaité aller plus loin. En 2016, DVV sollicite le CFPPA de Montmorot pour réfléchir à un véritable projet de territoire. Les étudiants mobilisés ont pu s’appuyer sur une dynamique réelle des habitants et des élus. Leur travail remarquable a ouvert des pistes très concrètes, qui ont conduit dès 2018 à l’émergence de premiers projets : les Marchés de la Vallière, le café associatif, la reprise des jeux inter-villages…
2019 — Mieux connaître la vallée pour mieux agir
Pour aller plus loin et définir un projet solide, il fallait une connaissance fine du territoire. En 2019, trois diagnostics sont conduits en parallèle : un diagnostic agricole mené par la Chambre d’agriculture, un diagnostic forestier mené par l’ADEFOR, et un diagnostic environnemental mené par JNE (Jura Nature Environnement). Ces travaux constituent le socle sur lequel va s’appuyer toute l’action à venir.
2022-2024 — Le projet « valorisation des friches » avec Terre de Liens
La fermeture progressive des paysages de la vallée est une réalité préoccupante. Les friches progressent, les forêts mises à mal, présentent des risques incendie croissants, et des parcelles agricoles sont abandonnées. Une fois la friche trop importante, le déboisement devient interdit ou très coûteux : il faut agir pendant qu’il en est encore temps.
DVV, en partenariat avec les quatre communes et JNE, répond à un appel à projets de Terre de Liens sur la préservation des terres agricoles. Entre 2022 et 2024, une véritable dynamique se met en place :
– Identification des parcelles récemment enfrichées grâce à l’outil Remonter le temps de l’IGN, puis recoupement avec le cadastre pour retrouver les propriétaires.
– Mobilisation des habitants, des propriétaires et des porteurs de projets agricoles lors de réunions et d’ateliers.
– Actions concrètes sur le terrain, avec notamment l’appui des étudiants du lycée agricole de Montmorot pour certains chantiers de débroussaillage.
Ce projet a rencontré des difficultés réelles, que nous avions en partie anticipées : des parcelles souvent trop petites, trop pentues ou trop difficiles d’accès, des propriétaires parfois introuvables, des démarches administratives lourdes. Il n’est pas simple de faire coïncider les parcelles disponibles avec les besoins des porteurs de projets agricoles.
Mais les résultats sont aussi encourageants. La mobilisation a été au rendez-vous : propriétaires présents lors de la réunion d’avril 2024, porteurs de projets nombreux et motivés, élus des quatre communes très impliqués. Et des réussites concrètes sont déjà visibles : ventes de parcelles à Perrigny, création d’un verger partagé, installation d’un troupeau de brebis pour le pâturage, réouverture du chemin du Tacot à Revigny.
2023 — Un nouveau nom pour une nouvelle étape
Pour accompagner cette évolution profonde des ambitions de l’association, DVV change de nom et de logo en 2023 : Défense Vallée Vallière devient Défi Vallée Vallière. Un changement symbolique fort, qui marque le passage d’une posture défensive à une démarche volontariste de valorisation du territoire.
2025 — Une année de transition
L’année 2025 a été une année charnière, entre la fin du projet mené avec Terre de Liens et le démarrage du projet Fonds vert porté par FNE Jura (ex-Jura Nature Environnement), qui sera présenté par Romane. La continuité est assurée : Terre de Liens reste présente pour accompagner la mobilisation foncière, et la dynamique engagée sur le territoire se poursuit.
La vision pour demain
L’objectif reste le même : fédérer et rassembler autour de la vallée, avec de nouveaux modèles de gouvernance impliquant les quatre communes, les habitants, les associations partenaires et les étudiants. Maintenir cette dynamique et l’accompagner au mieux — c’est le défi que DVV se donne pour les années à venir.
Vote des adhérents : Êtes-vous favorable à la poursuite du projet de valorisation des friches mené par DVV, aidé par Terre de Liens BFC, tout en bénéficiant du projet de FNE Jura ?
L’unanimité est favorable à la poursuite du projet de DVV.
